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« Tâssakh » cela signifie « le lien » en tamasheq, la langue des Touaregs.
Cette association franco-nigérienne de solidarité et de co-développement existe officiellement depuis février 07, mais des actions ont démarré sur la région d’Agadez au nord Niger depuis 2004. Siège social à Toulouse, représentation officielle à Agadez, les orientations, décisions et actions sont définies en concertation et conjointement par les membres français et nigériens qui disposent des mêmes pouvoirs au sein de l’association.
Intentions :
Il est question dans le cadre de TÂSSAKH d’établir des liens, des relations favorisant la mise en œuvre d’actions, dans la prise en compte de la réalité de chacun. Ceci afin de vivre, de partager des valeurs et des modes relationnels entre personnes vivant « au Sud » et « au Nord », avec plus de compréhension, de respect, plus d’équilibre. Chacun doit pouvoir s’inscrire dignement dans sa vie et dans ses choix par des actions concrètes. Ces perspectives individuelles s’inscrivent dans des dimensions collectives de développement, de préservation et d’amélioration des conditions d’existence pour soi et pour autrui, aujourd’hui et demain, notamment en prenant en compte les questions environnementales.
Nous souhaitons donc favoriser les liens entre les gens d’ici et les gens de là-bas dans le respect des identités individuelles, collectives et culturelles. Ici et là-bas étant indifféremment la région toulousaine et la région agadézienne…. Il n’y a pas de hiérarchie dans le sens des relations.
Cette notion de rapprochement, de proximité entre des personnes est fondamentale : chacun doit pouvoir véritablement nouer des liens, à l’occasion de ces actions, de ces échanges.
Concrètement, deux champs d’actions prioritaires :
Les micros crédits tournant pour soutenir le développement d’activités génératrices de revenus. Depuis 2005 nous avons pu amorcer un processus d’implantation de micro crédits sans intérêt pour des femmes touchées par une grande pauvreté à Agadez. Ce système aide au démarrage d’activités économiques permet à ces femmes d’améliorer leurs conditions de vie. Il a contribué à soutenir, à ce jour, 300 porteuses de projets, à mettre en place des actions de suivi et d'évaluation auprès des groupements féminins auxquels adhèrent ces femmes, et d’accompagner chaque bénéficiaire tout au long de son projet.
Le principe est simple : un donateur s’engage à faire don de 40 € pour soutenir le projet d’une femme. Le montant total des dons (4500 € à ce jour) est réparti entre les groupements féminins. Le choix des bénéficiaires est laissé à l’appréciation du groupement en fonction des situations prioritaires. Chaque femme bénéficiaire utilise cette somme afin de créer une activité économique. En échange, elle s’engage à participer à l’épargne collective en remboursant au groupement la somme prêtée à l’issue de la période définie à l’avance. Elle devient ainsi à son tour active dans ce processus de solidarité. Le montant récupéré est prêté à une nouvelle femme du collectif. Ainsi de suite….Le don initial est ainsi recyclé régulièrement et permet d’épauler un grand nombre de porteuses de projet. A ce jour, 100% des crédits ont été remboursés. Pour 2008, nous recherchons 100 nouveaux parrains pour soutenir ces femmes.
Le soutien aux maraîchers. En partenariat avec l’association KOKOPELLI, nous soutenons quarante familles vivant du maraîchage dans la périphérie d’Agadez. En les fournissant en semences non stériles, nous leur redonnons la possibilité de semer des graines de très bonne qualité, et surtout à partir desquelles ils vont pouvoir produire leurs propres semences. L’intérêt est double : à terme, ils seront dégagés de l’obligation de racheter chaque année les semences nécessaires à leur production, ce qui représente une charge souvent insoutenable pour leur budget. Ils pourront également devenir eux-mêmes donateurs de semences, à d’autres maraîchers, aux jardins vivriers des écoles pour enfants nomades localisées tout autour d’Agadez, etc… Démarré en 2005, ce projet a vu se concrétiser la première parcelle dédiée à la production de semences en octobre 07.
Encore une fois le principe est simple : chacun peut acheter des sachets de graines potagères à KOKOPELLI et les offrir à TÂSSAKH qui se charge de les faire parvenir sur place, le suivi de ce projet est assuré par les membres nigériens de l’association.
Si ces actions vous intéressent, si elles éveillent des questions, des envies de vous y associer, Rendez-vous sur notre stand où nous pourrons échanger avec vous et vous apporter plus amples précisions….A bientôt !!
Représentation : quartier DAGMANETT BP 193 Agadez Niger.
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MICRO CREDITS TOURNANT A AGADEZ
La première expérience de micro crédit est celle de la Grameen Bank fondée en 1976 au Bengladesh par Muhammad Yunus (Prix Nobel de la paix 2006).
Par ailleurs, en Afrique, en Asie, en Amérique latine, sous des appellations différentes, la tontine, système traditionnel d'épargne collective remplit un rôle analogue d’accès au crédit par ceux qui en sont habituellement exclus.
C'est à partir de ces deux « modèles » que nous avons développés, dans le cadre de notre association et bien sur sans aucun but lucratif, un système d’engagement au soutien d’activités génératrices de revenus. Ce micro financement permet aux bénéficiaires, des femmes parmi les plus précaires vivant à Agadez, de concrétiser un projet professionnel, de participer à une véritable économie de solidarité, tout en accédant à un processus d'autonomisation.
Des liens solidaires :
Instruments de lutte contre la pauvreté, les liens solidaires constituent pour TÂSSAKH une posture indispensable pour avancer dans l’amélioration des situations des populations vivant dans les pays les plus pauvres. Ils créent un réseau d’échanges entre des citoyens au Nord et au Sud, tout en permettant d’accroître l’autonomie et le pouvoir de décision des bénéficiaires.
Le micro crédit tournant :
Il s'agit d'un prêt, pour le développement d’activités génératrices de revenus, soutenant les méthodes locales de production artisanale : vannerie, couture, maroquinerie, petits commerces de bois, d’épices, élevage, ou tout autre projet économique. Si le prêt est individuel, le projet lui peut être collectif.
Le micro crédit sans intérêt est un outil intéressant:
Il permet aux femmes d’obtenir facilement la mise de fonds pour concrétiser une activité professionnelle et de sortir d’une situation de dépendance les rendant elles-mêmes actrices dans le cadre d’une économie solidaire.
C’est un accord de crédits, pour celles qui veulent démarrer ou développer une activité économique. Dès qu’elles font un bénéfice sur leurs activités, elles épargnent afin d’être en mesure de rembourser la somme prêtée selon l’échéancier établi au démarrage du prêt. En cas de difficultés pour rembourser, les modalités de remboursement sont renégociées au sein du groupe, ou bien la solidarité collective peut jouer : effacement de la dette, remboursement par les autres adhérentes du collectif….
Un système d’épargne tournant, pris en charge par les bénéficiaires :
Les sommes collectées en France sont confiées et gérées dans le cadre de groupes organisés et déclarés (associations, groupements féminins, coopératives) auxquelles appartiennent les futures emprunteuses. Ces collectifs décident de l’ordre d’attribution des crédits, en fonction des situations prioritaires de leurs adhérentes. Quand le prêt est remboursé au collectif, (en général au bout de 3 à 9 mois) d’autres femmes peuvent alors en bénéficier et entreprendre à leur tour une activité, construire leur autonomie.
Le plafond de crédit, l'échéance des remboursements, le suivi et l'évaluation peuvent être modifiés en fonction de
l'évolution du projet.
Aucune garantie n'est exigée comme dans les autres systèmes de crédit, les femmes bénéficiaires étant touchées par une extrême pauvreté.
Au-delà du coup de pouce économique, ce système permet souvent à ces femmes de retrouver confiance, estime de soi, force et dignité.
Les conditions :
En retour, TÂSSAKH leur
demande :
- d'appartenir à un collectif : groupement, coopérative, etc.…
- de présenter leur projet d’activité économique, aux membres de l’association sur place.
- de connaître la convention qui lie TÂSSAKH et l’association à laquelle elles sont adhérentes.
- de signer le contrat individuel.
- de s'engager à respecter les termes du contrat de prêt
- d'accepter le suivi et l'évaluation par les membres de TÂSSAKH sur place.
- de ne pas avoir d’autre prêt en cours.
Les femmes soutenues:
Depuis novembre 2005, plus de 300 femmes ont bénéficié de ce soutien. Les sommes mobilisées a eu pour effet de sortir de la logique du don à fonds perdus, de responsabiliser les destinataires du prêt ce qui a permis un « recyclage » de cet argent qui bénéficie ainsi à un nombre important de personnes.
Par ailleurs, à chaque nouveau « tour », cet argent est réinjecté directement dans l'économie locale (achat de matières premières essentiellement).
23 groupements féminins déclarés, sous des formes proches de celles de nos associations régies par la loi de 1901 en France, ont été sélectionnés à partir de la connaissance des familles par les membres nigériens de TÂSSAKH. Plusieurs paramètres sont appréciés :
Le fait que le groupement n’a pas déjà bénéficié d’un micro crédit, par l’intermédiaire de TÂSSAKH ou d’une autre association ou ONG.
La répartition géographique dans Agadez (centre ville, zones de marché, campements de la périphérie, etc.….) et la diversité socio-ethnique (les groupements réunissent souvent sans que cela soit systématique, des femmes de même ethnie, et/ou ayant le même type de projet du fait de leurs savoirs traditionnels et/ou de leur implantation dans Agadez). A titre d’exemple, les femmes faisant du petit commerce habitent souvent à proximité des marchés.
La communication par le collectif de la liste nominative des adhérentes pour évaluer le nombre de crédits à attribuer à chaque groupe, dans la limite de 8 crédits maximum par groupement. Ceci dans l’objectif d’avoir des groupes de 40 personnes maximum, ce qui permet de tisser des liens forts, indispensables pour la bonne gestion collective de ces fonds
L’adhésion du groupement aux règles définies par TÂSSAKH pour la gestion des crédits, notamment la communication des informations sur le groupement et sur les projets des bénéficiaires, ainsi que l’acceptation du suivi, de l’accompagnement et de l’évaluation par l’association.
L’équivalent de 40 € par femmes bénéficiaires est remis aux présidentes de chaque groupement qui signe, au nom de toutes, un contrat d’engagement formalisé par écrit. Cet engagement consiste à respecter les termes du contrat, notamment la règle qu’en l’absence de remboursement non seulement cela priverait une nouvelle femme de la possibilité de bénéficier de ce crédit, mais que cela oblitérerait la possibilité pour le collectif, de profiter à l’avenir d’un nouveau crédit tournant.
L’organisation du système (durée, montant du prêt, absence d’intérêts) a été définie avec l’ensemble des groupements après concertation et accord des personnes rencontrées.
Un accompagnement est proposé à chaque femme au démarrage du projet, à mi-parcours pour une première évaluation et au moment de la récupération des sommes. Ce suivi donne lieu à la production d’un document de synthèse concernant l’ensemble des bénéficiaires de crédit.
Les activités mises en place :
Il s’agit dans la majorité des cas, d’activités de production et de commerce liés aux besoins quotidiens des habitants d’Agadez : acheter des produits alimentaires de base en petites quantités, se nourrir hors domicile, s’approvisionner en bois, s’habiller, etc…
Beaucoup de femmes s’orientent vers « l’embouche » d’animaux : il s’agit d’engraisser un mouton ou une chèvre et de le revendre une fois l’animal arrivé à un poids optimal.
D’autres vendent de plats cuisinés sur le marché. Enfin pour certaines la somme allouée permet de financer une partie de l’achat de matières premières pour de l’artisanat (cuir, tissu), ou d’une partie de l’investissement pour le démarrage d’une activité : acheter un âne pour le transport de bois mort glané hors les murs et vendu sur les marchés d’Agadez.
Evaluation du dispositif :
Les résultats, sont très encourageants, et mettent en évidence la capacité de ces femmes à prendre en main leur avenir et celui de leur famille. Depuis 2005 ce sont 4500€ qui ont été collectés en France, et remis aux membres de l’association sur place. Par 6 fois pour certains groupements, les sommes prêtées ont pu « tourner ».
La totalité des crédits a été remboursée puisqu’à chaque fois qu’il y a eu une défaillance individuelle (très rares, limitées à 3 cas) c’est le collectif qui a honoré les remboursements du prêt. Les échecs rencontrés souvent liés à la dégradation de la situation des femmes en cours d’activité (veuvage, maladies, perte de logement).
Enfin au fil des mois, un certain nombre de réajustements ont été opérés :
Mise en adéquation les montants avec le nombre d’adhérentes.
Lors du lancement nous avions « mécaniquement » réparti la somme globale entre les groupements, sans pondérer en fonction du nombre de bénéficiaires potentielles. L’expérience montre la limite de cette méthode de répartition ; il est évident que le groupement à 16 adhérentes a été largement avantagé par rapport à celui de 70 adhérentes pour ne prendre que cet exemple.
Ce constat nous a amené à définir un ratio de calcul pour la répartition des crédits soit un crédit par tranche de 5 adhérentes au groupement. L’objectif a atteindre étant d’un crédit par tranche de 4 femmes, ce qui permettrait sur un délai moyen de trois mois pour rembourser le prêt, de faire bénéficier chaque adhérente du crédit, sur une période d’un an maximum.
Afin d’éviter les « inflations » d’adhésions à un même groupement compte tenu de ce paramètre, nous avons décidé de plafonner à 8 crédits par groupement (soit 40 bénéficiaires potentielles) ; Il semble plus judicieux d’encourager la création de nouveaux groupements à taille raisonnable, que de provoquer le grossissement de ceux qui existent déjà ; La qualité des relations au sein du collectif et l’exercice de la solidarité entre ses membres ne pouvant qu’en être améliorée.
Augmenter le montant des crédits.
Les évaluations intermédiaires ont permis identifié ce point d’achoppement : l’insuffisance du montant mis à disposition pour démarrer une activité dans de bonnes conditions (pour mémoire 20 000 FCFA = 30€ par crédit en 2005). Le montant désormais mis à disposition est de 26 000 FCFA par porteuse de projet, soit 40 €.
Réduire la durée du prêt.
Contrairement aux représentations que nous avions en France, une durée courte du prêt est un bon stimulant à la réussite du projet. Des échéances à trop long terme peuvent démobiliser les bénéficiaires, le rapport au temps « agadézien » étant très différent du toulousain…On finit par oublier ce qui remonte à tellement loin…L’autre effet négatif se traduit par une certaine usure dans l’attente de leur tour pour les femmes qui ne sont pas parmi les premières à bénéficier du prêt…Au-delà d’un an d’attente, l’adhésion à un tel groupement perd tout son sens.
Proposer un accompagnement plus rapproché aux porteuses de projet.
Une des demandes formulées par les femmes est également un soutien plus fréquent tout au long de la durée du crédit. Il semble que cet accompagnement soit un facteur supplémentaire de succès de l’entreprise. Cela permettrait de:
Rencontrer régulièrement des personnes ressources compétentes dans le domaine de la micro-activité pour des conseils à la gestion et suivi du projet.
Avoir la possibilité d’échanger, de faire part des difficultés rencontrées, pour sortir d’un certain isolement dans la situation de création d’activités.
Mutualiser les différents projets et ainsi faire profiter de l’expérience d’autres femmes portant des projets similaires ou approchants.
Bénéficier de la solidarité entre femmes du groupement, voir entre groupements entre eux.
Mettre en place une formation à la vie associative
Un autre axe à développer sera une formation à la vie associative. Pour la plupart de ces femmes, cette expérience en groupement féminin est une première. Il semble important de leur donner les moyens de s’approprier le fonctionnement de ces structures associatives afin qu’elles puissent y prendre toute leur place et que l’exercice de la solidarité puisse en être amélioré. Un projet de formation à la vie associative des groupements ainsi que le renforcement des liens entre les groupements et l’association TÂSSAKH est prévu pour 2008.
Enfin l’évaluation « qualitativo-sensible » qui consiste à recueillir le ressenti des bénéficiaires, a mis en évidence la satisfaction des femmes qui ont vécu cet appui comme salutaire pour leur situation. Ce projet a démarré après la crise alimentaire grave des mois de mars à octobre 2005, période particulièrement difficile qui les laissaient totalement démunies et sans véritable alternative à la dépendance à l’aide alimentaire internationale.
A l’issue des prêts, la plupart se trouvent dans un nouvel état d’esprit : elles ont toutes lancé une activité, et pour la quasi-totalité cela a fonctionné. Elles sont en mesure d’honorer leurs engagements, ou ont bénéficié de la solidarité du collectif. Même si leur situation n’a pas évolué de manière définitive, elles confirment le réel impact d’amélioration de leur situation, que ces crédits ont pu avoir.
La suite…
Cette action a démontré tout son intérêt comme soutien à la capacité et l’initiative créatives de ces femmes ; sans faire de miracle, cela permet de donner un coup de pouce pour démarrer des activités génératrices de revenus, et contribue à faire évoluer la situation de ces femmes vers moins de précarité. Cette impulsion donnée, les bénéficiaires ont démontré leur capacité à mener à bien des activités économiques viables.
C’est aussi l’occasion de faire vivre des solidarités entre la France et le Niger, mais également au sein même des groupements à Agadez, où les adhérentes sont impliquées et responsabilisées pour le bon déroulement et la pérennisation des crédits.
Ce bilan modeste au regard de l’énormité des besoins, nous motive à poursuivre nos actions de sensibilisation et de recherche de nouveaux donateurs, afin d’atteindre l’objectif quantitatif de faire accéder à ce système deux cents nouvelles femmes (soit dix femmes au sein de vingt nouveaux groupements féminins) d’ici juillet 08.
Pour ce faire, nous proposons aux donateurs de s’engager à soutenir une porteuse de projet, en donnant 40 € à TÂSSAKH.
A l’issue de la période de prêt, la somme remboursée au groupement et sera redistribuée à une nouvelle bénéficiaire……et ainsi de suite !
Des informations personnalisées sur l’évolution du projet de la personne bénéficiaire seront régulièrement transmises par TÂSSAKH à chaque donateur.
Siège Social : 42, Boulevard des Minimes 31200 Toulouse
Représentation : quartier DAGMANETT BP 193 Agadez Niger.
Nous allons (enfin !!) après deux ans à ronger notre frein, pourvoir retourner à Agadez en février prochain, retrouver les membres de l’association, faire le point des besoins….Et retrousser les manches !!!
Ces deux années ont été dévastatrices pour cette région. Nous nous sommes efforcés de vous en faire
l’écho : reprise de la rébellion sur des revendications de partage des retombées de l’extraction de l’uranium, état d’urgence sur toute la région nord avec son lot d’arbitraire et
d’exactions , arrêt brutal des activités touristiques, ouverture d’un deuxième site d’extraction de l’uranium à ciel ouvert, avec toutes les retombées désastreuses sur le plan écologique et de
santé publique, coup d’é
tat « institutionnel » de la part du
Président Tandja qui a prolongé son ultime mandat de façon autoritaire, inondations catastrophiques en septembre…après une période sécheresse tout aussi calamiteuse…..
Bref, les besoins sont toujours aussi nombreux, nous le savons déjà.
Lors de notre séjour à Agadez, prévu pour une période d’un mois, nous ferons le point sur toutes les actions et re démarrerons ou continuerons certaines, les plus pertinentes dans le contexte. L’intérêt des micro-crédits n’étant plus à démontrer une des priorités sera de développer cet axe de notre intervention sur place.
Et là bien sûr, nous avons besoin de vous !!!
Vous pouvez nous adresser vos dons pour soutenir nos actions ...
L'accompagnement de groupes de maraîchers à Agadez, (la plupart des jardins ont été emportés par les
innondations de septembre dernier)
Le soutien des groupements féminins pour le développement des micro-crédits tournants destinés au démarrage
d'activités économiques génératrices de revenus.
Vous pouvez aussi convaincre quelqu’un de votre entourage à rejoindre ce cercle de la solidarité active et respectant la dignité des bénéficiaires.
Ces soutiens peuvent aussi prendre la forme le don d’un collectif : familial, de collègues, d’amis, de service, de classe, de promotion, de voisins, de chanteurs de la même chorale ou autre association…
Nous vous savons tous déjà beaucoup sollicités. Les temps sont cruels…
Mais l’invitation à la générosité c’est aussi une forme de cadeau…que l’on fait en quelques sortes au donateur !!
Permettre à quelqu’un de manifester sa solidarité, c’est aussi lui donner l’occasion d’exprimer ce qu’il y a
de meilleur en lui.
C’est ce que nous avons fait avec vous quand nous nous sommes par le passé déjà adressé à vous... C’est ce que nous vous proposons de faire avec ceux qui autour de vous n’attendent sans doute que d’être convaincus !!! Et rassurés par quelqu’un de proche de la bonne utilisation de leur don.
En ces temps de compulsion consommatoire pour les fêtes de Noël, offrir la possibilité d’être généreux, c’est peut-être prendre une distance indispensable pour un partage plus équilibré et responsable de notre Belle Bleue commune, terriens d’ici et d’ailleurs !
Vous trouverez des documents utiles sur le blog pour ce faire.
MERCI.
PS : Les dons fait à TÂSSAKH donnent lieu à défiscalisation.